Lorsque le nouveau système de remplissage de casier (ou de cochage) avait été mis en place, oui, disons imposé plutôt car à ce jour, rien n’est vraiment bien en place-c’est le moins qu’on puisse dire-lorsque ce système est arrivé, donc, toutes sortes de questions ont été soulevées par certains projecteurs.
La première concernait la sécurité des données… En effet, il faut savoir que le procédé devait permettre que les casiers cochés des rémis soient transmis au centre de gestion de Plain Creek par livraison à bicyclette. Et on a considéré, bien sûr, que le transport de ces données dites « ultra confidentielles » était risqué. Et d’abord, pour les stocker où ? et qui pourrait y accéder ? et pour quoi faire ? Rappelons que, jusqu’alors, les données confectionnées par les projecteurs restaient simplement dans leurs bureaux et qu’elles étaient le fruit des entretiens avec les rémis. Les données donc, une fois transmises au centre de Plain Creek étaient acheminées ensuite vers un blockhaus où toutes autres sortes de casiers étaient stockés (grandes entreprises, disait-on) qu’on appela poulailler.
La seconde objection concernait justement la nature même des données puisque les casiers qu’on demandait de remplir allaient bien au-delà de ce qu’il était nécessaire ou utile de savoir de la personne pour pouvoir travailler avec elle, du genre : « depuis quand habitez-vous à cette adresse ? », « avez-vous des problèmes de santé ? » ou encore mieux, est-ce que le projecteur pense que la personne reçue a des problèmes de santé… Qui cela pouvait-il bien intéresser que Monsieur Duchmol ne puisse rester en emploi parce qu’il picolait en cachette ? Non, les vrais dangers, c’étaient les agents eux-mêmes qui pouvaient avoir accès à ces données et les approvisionner inconsidérément sur pression de l’outil contraignant.
Bref, il apparaissait clairement que voir une personne pour la première fois et s’escrimer à remplir ces casiers en forme d’interrogatoire ne mettait pas en condition d’établir une relation de confiance. Disons-le aussi, être reçu par un agent qui se débat avec un outil récalcitrant ne donne pas une image très rassurante et finalement cela introduit dans la relation un tiers qui prend la place principale dans ce créneau spatio-temporel délicat de la première rencontre ! (...)
La première concernait la sécurité des données… En effet, il faut savoir que le procédé devait permettre que les casiers cochés des rémis soient transmis au centre de gestion de Plain Creek par livraison à bicyclette. Et on a considéré, bien sûr, que le transport de ces données dites « ultra confidentielles » était risqué. Et d’abord, pour les stocker où ? et qui pourrait y accéder ? et pour quoi faire ? Rappelons que, jusqu’alors, les données confectionnées par les projecteurs restaient simplement dans leurs bureaux et qu’elles étaient le fruit des entretiens avec les rémis. Les données donc, une fois transmises au centre de Plain Creek étaient acheminées ensuite vers un blockhaus où toutes autres sortes de casiers étaient stockés (grandes entreprises, disait-on) qu’on appela poulailler.
La seconde objection concernait justement la nature même des données puisque les casiers qu’on demandait de remplir allaient bien au-delà de ce qu’il était nécessaire ou utile de savoir de la personne pour pouvoir travailler avec elle, du genre : « depuis quand habitez-vous à cette adresse ? », « avez-vous des problèmes de santé ? » ou encore mieux, est-ce que le projecteur pense que la personne reçue a des problèmes de santé… Qui cela pouvait-il bien intéresser que Monsieur Duchmol ne puisse rester en emploi parce qu’il picolait en cachette ? Non, les vrais dangers, c’étaient les agents eux-mêmes qui pouvaient avoir accès à ces données et les approvisionner inconsidérément sur pression de l’outil contraignant.
Bref, il apparaissait clairement que voir une personne pour la première fois et s’escrimer à remplir ces casiers en forme d’interrogatoire ne mettait pas en condition d’établir une relation de confiance. Disons-le aussi, être reçu par un agent qui se débat avec un outil récalcitrant ne donne pas une image très rassurante et finalement cela introduit dans la relation un tiers qui prend la place principale dans ce créneau spatio-temporel délicat de la première rencontre ! (...)
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