everybody knows that the dice are loaded and everybody rolls with their fingers crossed
tout commence
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vendredi

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Lorsque les rémis passaient au Dépôt pour parler de leurs démarches avec les Projecteurs (c’est le nom qu’on donnait aux agents de saisie de l’ancien temps) souvent, ils s’éparpillaient à parler de choses et d’autres même insignifiantes pour tout un chacun mais si utiles à aborder quand on n’a personne à qui les dire, ou bien même personne qui accepte de les entendre. Ainsi nombre de révoltes, d’indignations, de souffrances et même d’aliénations venaient se déposer dans les bureaux du Dépôt.

Evidemment, ils repartaient plus légers mais tout aussi lourds, puisque peu de choses se réglaient là, ou du moins, peu de choses immédiatement palpables sinon le simple fait d’être « visible » aux yeux de quelques uns. Visible non pas en tant que rémi mais en temps qu’individu citoyen membre d’une communauté. Car, eux, pour la plupart ne se sentaient pas considérés comme des citoyens à part entière, exclus qu’ils étaient, de fait, de bon nombre de circuits ou de rites sociaux. Eux savaient bien que se nourrir n’était pas facile, se loger convenablement était une loterie et s’offrir des distractions une utopie, quasiment une indécence… (...)


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