everybody knows that the dice are loaded and everybody rolls with their fingers crossed
tout commence
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mercredi

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Monsieur Allman est allé s’inscrire à Central Job. En arrivant dans la vieille bâtisse, il s’adresse à l’agent qui se trouve au guichet et lui formule sa demande. On lui indique alors un téléphone et on lui donne un numéro à appeler. Il appelle donc. La première fois, on lui demande de patienter, puis rien. La deuxième fois, il patiente, puis rien. La troisième fois, il répond à un questionnaire, mais il se trompe, la communication est coupée.

L'agent lui proposera d’essayer de son domicile. Merci.

Merci qui, au fait ? (...)

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Depuis que l’RSA avait été mis en place, la messe était dite.
Les plus pauvres resteraient entre eux. Mais pour qu’ils ne fassent pas bloc , on leur mettrait des étiquettes à décoller pour qu’on puissent d’un moment à l’autre les basculer d’un dispositif à l'autre. De RSA chapeau ou socle, à fin de droit errant entre les services, de chercheur d’emploi réorienté à demandeur d’emploi sollicité ou encore invité absent qui chercherait à faire un recours contre sa radiation administrative (on pourrait aussi bien dire informatique-automatique).
Plus personne n’y comprenait rien. Ce qui était clair, c’est que pour les uns, ce serait l’état qui paierait et pour les autres, le département. Bon.
Et après ? Si on veut se payer une formation, par exemple, selon l’étiquette que l’on aura, il faudra se mettre dans la bonne file (la trouver) et ne pas en changer.
En forme de flash-back , on pourrait se souvenir des longues discussions qu’il y avait eu en réunion de service au Dépôt d’Alberta Plains quelques années plus tôt. Sur les termes utilisés. Comment désigner le public. Bénéficiaire, client, usager ?
Pile-poil en mettant les choses en perspective : usagés.

Pendant ce temps, à Alberta Plains toujours, en réunion de service, aujourd’hui, on demande aux projecteurs : qu’est-ce que vous faites, avec les gens ?
(...)